De l’art au bureau: de récentes acquisitions de la Banque d’art sont maintenant à louer



L’automne dernier, la Banque d’art s’est rendue à Art Toronto, la foire internationale d’art contemporain et moderne du Canada. Nous y avons présenté notre collection et notre programme de location d’œuvres d’art à des clients potentiels. Nous avons aussi fait l’acquisition de cinq nouvelles œuvres. Réalisées par des artistes émergents ou en milieu de carrière de partout au Canada et qui n’étaient pas encore représentés dans la collection de la Banque d’art, ces œuvres peuvent maintenant être louées par l’entremise de notre programme de location, et nous avons commencé à les installer dans des bureaux d’un bout à l’autre du pays. Dans les paragraphes qui suivent, nous nous intéressons à ces nouvelles acquisitions et à leurs créateurs.

Katharine Harvey, The Catch (2017), acrylique sur toile et sur bois
Cette œuvre sera exposée lors du Sommet du G7 à La Malbaie (Québec) en juin

La dernière série d’œuvres de Katharine Harvey porte sur son intérêt envers la mémoire. Ses peintures s’inspirent des photographies de ses archives familiales. Elle peint chaque image dans un style gestuel, mais représentatif. Elle applique ensuite plus de vingt couches de gel et de peinture, obscurcissant et abstrayant l’image. Grâce à ce processus, elle crée aussi un sens tridimensionnel de la profondeur et de l’espace. Il en résulte un effet de voiles de couleur, qui rappelle la lumière émanant du vitrail. The Catch est basé sur une photo de son père montrant un poisson pêché au Lake of Bays en Ontario.

Katharine Harvey est titulaire d’un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Queen’s et d’une maîtrise en beaux-arts de l’Université de Victoria. Elle vit et travaille à Markham, en Ontario.

Laurent Lamarche, Fossile Pétri 10 (2017), plexiglas gravé, aluminium, éclairage aux DEL
Cette œuvre peut être louée pour 720 $ par année.

Laurent Lamarche utilise des emballages plastiques transparents récupérés et des principes cinétiques pour créer des installations sculpturales qui s’interrogent sur les conditions et les enjeux de la transformation des matériaux. Il chauffe, colle, étire, courbe, tord et plie le plastique pour former des objets qui déclenchent des expériences visuelles hors du commun. Récemment, Laurent Lamarche a proposé de nouvelles façons de faire l’expérience de phénomènes naturels (comme la diffraction de la lumière, l’aurore boréale et la bioluminescence) en grossissant des matériaux transparents et en utilisant des lasers dans sa pratique artistique. Les organismes et les phénomènes dans son travail évoluent dans des mondes fictifs qui brouillent les frontières entre l’art et la science, la nature et l’artifice.

Titulaire d’une maîtrise en beaux-arts (2012) de l’Université du Québec à Montréal, Laurent Lamarche œuvre dans les domaines de la photographie, de la sculpture et de l’installation. Il vit et travaille à Montréal.

Judy D. Shane, The Painted Photograph: Remnants, Remnant #475 v1 (2017), impression jet d’encre
Cette œuvre d’art est installée dans les  locaux de Technologies du développement durable Canada, à Ottawa.

Judy D. Shane utilise des photographies numériques empilées pour examiner le monde microscopique du coup de pinceau peint à la main à travers un objectif macro. Elle crée des composites photographiques à grande échelle qui présentent un réalisme et une hypermatérialité tridimensionnels tout en restant fermement ancrés dans un format bidimensionnel.

Judy D. Shane est une artiste établie à Vancouver. Elle a obtenu un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Emily Carr en 2012. Sa pratique artistique axée sur les lentilles de caméra est inspirée de sa carrière antérieure de créatrice d’effets visuels dans l’industrie télévisuelle et cinématographique.


Jimy Sloan, Juicy (2017), acrylique sur toile
Cette œuvre est installée dans les locaux de l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes, à Toronto

L’artiste Jimy Sloan explore la surface du matériau à travers des points, des lignes et des plans, et crée des motifs et une figuration représentatifs des éléments assemblés de la topographie et des formes dessinées. Grâce à son travail, Jimy Sloan indique qu’il est devenu « conscient du potentiel d’un plan image déformé pour créer des environnements uniques et visuellement riches qui parlent ouvertement et s’inscrivent dans notre époque. »

Originaire de Sackville, en Nouvelle-Écosse, Jimy Sloan a obtenu un baccalauréat en beaux-arts avec une majeure en peinture de l’Université NSCAD en 2012, et il a terminé le programme de résidence de l’Université NSCAD à New Glasgow en 2013. Il vit et travaille actuellement à Prospect, en Nouvelle-Écosse.

Kelly Wallace, Turning Squares (2016), dessin au crayon sur papier
Cette œuvre peut être louée pour 960 $ par année.

Les dessins de l’artiste Kelly Wallace sont des rendus techniques précis de scènes hyperdétaillées provenant de sa mémoire et son imagination. Il n’utilise que des crayons au plomb vintage et une règle, et chaque dessin lui demande de 200 à 300 heures. On est frappé par la nature laborieuse de ces dessins délicats qui semblent vouloir se désintégrer sous nos yeux.

Kelly Wallace vit à London, en Ontario. Il détient un baccalauréat en beaux-arts de l’Université de Guelph. L’exposition Beside Myself : Kelly Wallace a été présentée du 2 février au 6 mai 2018 à la Judith and Norman Alix Art Gallery de Sarnia, en Ontario.

À propos de l’auteur: Amy Jenkins

Amy Jenkins est le chef de la Banque d’art du Conseil des arts du Canada. Elle est responsable de la gestion du fonctionnement de la Banque d’art et de la prestation de ses programmes, y compris : la location d’œuvres d’art, les prêts, les expositions et les activités de diffusion.

 

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