La Banque d’art célébrera la Scène Canada 2017


Du 5 juin au 23 juillet, en collaboration avec la Scène Canada du Centre national des arts, nous présentons un aperçu de notre collection qui met en valeur la diversité des régions du Canada et des œuvres issues de différents lieux, époques, médiums et intentions artistiques. Il s’agit en quelque sorte d’une initiation au canon contemporain. Trente-cinq artistes et œuvres de sept régions ou Scènes montreront de quelle manière ils défient l’iconographie visuelle associée à leur région et aux perceptions du lieu.

Pendant sept semaines, nous vous présenterons des artistes de différentes régions du pays. Qu’il s’agisse d’artistes qui font partie de votre quotidien et d’autres dont vous n’avez peut-être jamais entendu parler, découvrez l’ampleur et la diversité de cette riche collection.

Quoique vagues ces énoncés sur l’art et le lieu se préciseront au moment de la présentation de chaque nouvelle Scène; surveillez chaque semaine la venue de nouveau contenu provenant de nos collections.

La Scène du Nord, plus que toute autre, en est une de célébration. Les œuvres célèbrent les mères et les enfants et leur rendent hommage; elles célèbrent la communauté par des excursions de pêche, de nouveaux camions et la technologie. Du mode de vie et de l’artisanat traditionnels autochtones au prosaïsme de la production de masse de sous-vêtements, ces célébrations défient les stéréotypes du lieu, si inhérents à l’identité canadienne et si souvent faussement représentés.

Timootie Pitsiulak, Loadmaster (2007), crayon de couleur et encre sur papier

Annie Pootoogook, Brief Case (2005), lithographie

Doug Smarch, Homage to Chamber Maid (2002), plumes de faisant, coton, boutons en abalone

Mary Barnaby, Baby Strap (2004), coton, laine, broderie

Jimmy ManningGathering / Spring Fishing (1999-2000), photographies

La Colombie-Britannique est le lieu le plus transitoire pour les artistes de cette Scène. Aussi n’est-il pas étonnant qu’ils s’inspirent de récits d’Autochtones et d’immigrants et qu’ils allient les cultures pour créer de nouvelles significations. La Scène comprend des paysages abstraits qui défient l’histoire et la géographie, et des photos qui trompent le public et perturbent les perceptions du médium.

Sonny Assu, Selective History (2012), impression à jet d’encre sur papier

Adad Hannah, Museum Security (2010), photographie

Howie Tsui, Mindbuggery (2006), encre, acrylique et impression digitale d’archives sur mylar

Landon MackenzieShe cruises … (hockey rink, Regina) (1993), acrylique sur toile

Gordon Smith, Window series (1973), huile sur toile

Exempte de cowboys et de grands intérêts pétroliers, la Scène de l’Alberta fait plutôt place à un groupe qui présente des illusions pop-art de l’espace et du sujet physiques et des hymnes à l’iconographie autochtone. Les pièces abstraites créent des liens au lieu et à la souveraineté, et les œuvres portent des titres qui ressemblent à des blagues que comprennent seulement ceux qui connaissent leur histoire ou le langage visuel des artistes.

Chris Cran, Large Purple Still Life (1991), huile et acrylique sur toile

Joane Cardinal-Schubert, Paul Kane’s Tea Cozy (1989), techniques mixtes sur papier

Ron Moppett, Lime Street Dip (1972), acrylique et teinture sur toile

Alex Janvier, The Insurance on the Teepee (1972), acrylique sur papier

Ted Godwin, Tartan for the Green Puff Puff (1971), huile sur toile

Les vastes Prairies nous offrent bien plus que des blés mûrs et des cieux à perte de vue; en effet, certains des artistes sont à contre-courant des styles et des sujets de leur époque, tandis que d’autres dissimulent des messages moraux et défient les notions de l’identité canadienne allant de la promotion des histoires coloniales au déboulonnage des mythes au sujet de la « bonté » inhérente du Canada.

William Kurelek, Cold Lake Plunge After Sauna (1973), huile sur masonite

Joe Fafard, Clarisse III (1993), acier inoxydable peint, découpé au laser

Dorothy Knowles, Emma Lake 2 (1981), huile sur toile

Diana Thorneycroft, A People’s History (Riel) (2009), photographie

Dana Claxton, Headdress (2016), photographie

La Scène de l’Ontario met en valeur des artistes qui se réclament de leur identité autochtone et subvertissent les récits historiques. Les œuvres critiquent la destruction environnementale ou déconstruisent les traditions des médiums et des modes de production. Plus que tout autre, ce groupe emploie l’ironie, l’artifice et la contestation et déclare de manière éhontée : « Nous sommes dans la merde ».

Joanne Tod, Kiss This Goodbye (1984), huile sur toile

Kent Monkman, Rebellion (2003), acrylique sur toile

Edward Burtynsky, Shipbreaking #3, Chittagong, Bangladesh (2000), photographie

Shelley Niro, Ghost (2004), photographie

Colleen Heslin, Dead End (2014), encre et teinture sur coton

L’abstraction est le thème de la Scène consacrée au Québec. On y présente des artistes qui s’inspirent d’influences internationales, du subconscient et de l’existentialisme, et des œuvres qui portent sur des changements complexes dans l’environnement et dans la consommation de masse et qui défient les croyances que nous entretenons sur notre société « progressiste ». Ces artistes repoussent sans cesse les frontières de leur médium.

Guido MolinariStructure Triangulaire Bleu-Rouge (1971), acrylique sur toile

Jérôme Fortin, Solitude 1 (papier romans) (2002), livres pliés sous Plexi

Jacques Hurtubise, Peinture No. 40 (1962), huile sur toile

Isabelle Hayeur, Décharge (1998), photographie

Jean-Paul Riopelle, Sans Titre (1960), gouache sur papier

La région de l’Atlantique peut faire penser à des airs de violon, à de langoureux chants de marins et à des représentations de phares; or cette Scène regroupe des artistes qui déboulonnent les stéréotypes régionaux en contredisant les paysages idéalisés de la côte est, en défiant le genre, l’identité, la marchandisation et la consommation et en attirant l’attention sur la fausse représentation à l’ère de l’information.

Ned Pratt, New Construction, Witless Bay (2007), photographie

Jordan Bennett, Why Are Native Americans (2012), acrylique et gesso sur toile

Sarah Maloney, Milk and Honey (1993), sculpture de bronze et cire d’abeilles

Brian Burke, Foreign Exchange (1987), huile sur toile

Léopold FoulemThéière (famille jaune) (1992), sculpture céramique

 

 

À propos de l’auteur: Julie Martin
Julie Martin est une professionnelle émergente dans le secteur culturel. Elle est titulaire d’un baccalauréat spécialisé en histoire de la Cape Breton University et d’un diplôme en Études muséales appliquées du Collège Algonquin. Julie a joué un rôle actif dans les arts, la culture et le patrimoine sur l’île du Cap-Breton, et s’est installée à Ottawa en 2015 pour poursuivre ses études. Elle a travaillé au Conseil des arts du Canada en tant que stagiaire d’été en 2016 et a fait un stage pratique au Conseil et à la Banque d’art en 2017.

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