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Les bienfaits de l’art : des images de la nature pour renforcer les capacités cognitives


Quels sont les avantages associés à la location d’œuvres de la Banque d’art du Conseil des arts du Canada? Notre série « Les bienfaits de l’art » s’intéresse aux retombées positives qu’entraîne la présence de l’art dans nos vies, au travail et ailleurs.

Les environnements naturels ont-ils une incidence positive sur notre bien-être? Au 19e siècle, c’est bien ce que l’on pensait. Voilà pourquoi l’architecte paysagiste Frederick Law Olmsted a créé des lieux de répit dans les zones urbaines – comme Central Park, à New York, ou le parc du Mont-Royal, à Montréal – afin d’encourager les gens à prendre « des pauses rafraîchissantes et revigorer leur système entier ».

Une équipe de chercheurs de l’Université Georgetown a poussé cette idée encore plus loin. Elle voulait savoir si le fait de regarder des images de la nature pouvait avoir des retombées sur les capacités cognitives. L’étude¹ portait sur des adultes de 64 à 79 ans. Une étude antérieure sur des adultes plus jeunes s’était révélée concluante, et les chercheurs voulaient savoir si les résultats s’appliquaient aussi à ce groupe d’âge plus élevé.

Dans le cadre de l’étude, les participants devaient effectuer une batterie de tests qui évaluaient leur humeur et leur mémoire de travail, ainsi qu’un test du réseau attentionnel, qui mesurait trois dimensions de l’attention : l’alerte, l’orientation et le contrôle exécutif. Les chercheurs ont mené les tests en trois blocs, et entre chaque bloc, les participants devaient regarder une série d’images qui étaient soit des scènes de la nature, soit des environnements urbains. Les images étaient regardées pendant sept secondes chacune, dans le même ordre et pendant une exposition totale de six minutes.

Les chercheurs ont découvert que le fait de regarder des images de la nature améliorait considérablement le contrôle exécutif chez les adultes plus âgés, une fonction essentielle à la gestion de la mémoire à court terme et au blocage des stimuli intrusifs au moment de prendre une décision. Le fait de regarder des images urbaines, toutefois, n’avait aucun effet sur les capacités cognitives.

Les chercheurs ont noté que même si les participants avaient davantage aimé regarder les images de la nature que les images urbaines, les images de la nature n’ont ni amélioré ni empiré leur humeur.

Selon la personne responsable de l’étude, l’effet des images de la nature serait comparable à celui de la caféine : elles améliorent la cognition en entraînant une augmentation rapide mais temporaire du contrôle exécutif.

En conclusion, le fait de regarder brièvement des images de la nature est une façon agréable et peu coûteuse de favoriser les fonctions cognitives des adultes de tout âge.

Besoin de plus qu’une tasse de café pour vous inspirer dans votre milieu de travail? Communiquez avec la Banque d’art pour voir comment vous pouvez intégrer un peu de nature dans votre environnement.

Toni Hafkenscheid, Train on Trestle (2004)

David Alexander, Middle Boggle Burn (1985)
Suzanne Joubert, L’embarcadère (2000)

Voir plus d’œuvres d’art dans la collection de la Banque d’art qui sont inspirées par la nature.

 

À propos de l’auteure: Sonia Poisson
Spécialiste de l’anthropologie de l’art, Sonia Poisson est chargée de cours et chercheuse indépendante. Elle est titulaire d’une maîtrise ès arts en anthropologie visuelle du Goldsmiths College (Université de Londres) et d’une maîtrise ès arts en histoire de l’art de l’Université Carleton. Elle travaille sur différents projets liés à l’histoire et aux arts pour la télévision, des documentaires et des expositions de musées.

¹Katherine R. Gamble, James H. Howard JR. et Darlene V. Howard. « Not Just Scenery: Viewing Nature Pictures Improves Executive Attention in Older Adults », Experimental Aging Research, vol. 40, no 5, p. 513-530, 2014. DOI : 10.1080/0361073X.2014.956618

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La Banque d’art accueille une nouvelle membre dans son équipe!


La Banque d’art  souhaite la bienvenue à Evlyne Laurin au sein de son équipe! Evlyne occupe le poste de gestionnaire, locations d’œuvres d’art depuis le 9 octobre 2018.

Evlyne est titulaire d’une maîtrise en art contemporain du Sotheby’s Institute of Art de Londres, en Angleterre. Sa thèse portait sur la ville Beyrouth, au Liban, en tant que laboratoire à ciel ouvert pour la production et la diffusion de l’art. Evlyne détient aussi un diplôme d’études supérieures en administration des affaires de la John Molson School of Business ainsi qu’un baccalauréat en beaux-arts en médias imprimés et en photographie de l’Université Concordia, à Montréal.

Au cours des 13 dernières années, Evlyne a dirigé sa propre entreprise, qui fournit des services de consultation et de gestion aux collectionneurs d’art privés et aux artistes. Elle a aussi travaillé comme directrice de production pour les arts et pour des événements à Montréal, à Québec et à Londres, en Angleterre.

Contactez Evlyne afin de discuter de vos besoins en matière de location d’œuvres d’art!

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Dans les coulisses d’Onde de choc


L’exposition est en cours depuis un bon moment déjà, et j’ai eu du temps pour réfléchir. Ces jours-ci, je pense à ce qui s’est passé en coulisse et qui a permis la réalisation de l’exposition. Comme Onde de choc s’intéresse à la danse, et comme j’ai fait carrière dans cette discipline, j’aime bien songer à ce qui se passe dans les coulisses. J’ai toujours été fascinée par ce qui se trame derrière les rideaux, et j’ai tiré profit de cet intérêt dans ma pratique artistique, autant comme danseuse que comme cinéaste. Chaque exposition, chaque spectacle, chaque danse (et même chaque journée) comportent leur lot d’histoires et de détails inédits. Des aspects qui demeurent privés, cachés, inconnus, revus et corrigés. Dans le cas d’Onde de choc : corps et paysages, je souhaite partager avec vous quelques histoires qui ne seraient autrement connues que par ceux et celles qui ont travaillé de près à monter l’exposition. De petits moments et mouvements qui m’ont marquée.

Installation de Close Knit, 1976, d’Aganetha Dyck, au premier plan.

Prière de ne pas pleurer sur les œuvres d’art

Durant l’installation, je ne pouvais empêcher mes yeux de s’emplir de larmes lorsque je regardais la multitude de petits chandails de laine monochromes et rétrécis de l’œuvre d’Aganetha Dyck intitulée Close Knit. La vulnérabilité de chaque chandail, qui offre un contraste avec le soutien collectif offert par le groupe, me touchait énormément. Un des techniciens de la Banque d’art, Steven Allen, m’a révélé que c’était très touchant pour lui aussi, car il devait travailler avec chaque chandail, un à la fois. Chaque vêtement possède sa propre personnalité, son histoire, son style et une présence bien à lui. Chacun d’entre eux semble singulier, important, et plein de tendresse. L’œuvre est aussi un peu triste : ce sont de minuscules chandails, vides… À qui appartenaient-ils? Où leurs propriétaires sont-ils maintenant? L’œuvre est également remplie d’espoir. J’y voyais une véritable colonne vertébrale pour l’exposition. Elle reflète l’idée des membres de la communauté de la danse (ou de toute autre communauté) qui s’appuient les uns sur les autres, qui se tiennent, sans faire de vagues; il s’en dégage une puissance, une force et une sensation d’unité. Les instructions de l’artiste pour l’installation ne précisent pas quel chandail doit aller où, alors il revient à l’installateur et à la commissaire de décider lequel s’appuie sur lequel (ou qui s’appuie sur qui). Steven a accompli cette merveilleuse tâche avec beaucoup de soin, chandail par chandail, tandis que je l’observais, en tentant de retenir mes larmes.

Steven Allen, technicien de la Banque d’art, installe l’un des chandails de l’œuvre Close Knit.

Cliquez ici pour d’autres moments inédits.

L’exposition Onde de choc : corps et paysages, présentée par le Conseil des arts du Canada, a été organisée par Jenn Goodwin. Elle peut être visitée à l’espace Âjagemô du Conseil des arts au 150, rue Elgin, à Ottawa, jusqu’au 27 janvier 2019.

À propos de l’auteure: Jenn Goodwin
Jenn Goodwin est une artiste de la danse, commissaire, productrice et cinéaste. Elle a récemment obtenu une maîtrise en études visuelles du programme d’études en conservation de l’Université de Toronto. Elle est aussi titulaire d’un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia, en danse contemporaine, avec une mineure en vidéo. Au cours des 20 dernières années, ses œuvres de danse et ses courts métrages ont été présentés dans différentes régions du Canada et ailleurs dans le monde.

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Les bienfaits de l’art : l’art pour bien vieillir


Quels sont les avantages associés à la location d’œuvres de la Banque d’art du Conseil des arts du Canada? Notre série « Les bienfaits de l’art » s’intéresse aux retombées positives qu’entraîne la présence de l’art dans nos vies, au travail et ailleurs.

Ces dernières années, le terme « bien-vieillir » est devenu largement employé par ceux qui travaillent auprès des aînés. Comment atteindre cet idéal? Les études semblent indiquer que l’activité et une vie sociale active sont les facteurs les plus déterminants – et les arts pourraient y jouer un rôle essentiel.

En Suède, une équipe de chercheurs a voulu déterminer si les arts visuels avaient le potentiel d’encourager l’interaction sociale entre les aînées pour les aider à sortir de l’isolement. L’étude¹ a été menée auprès de 40 femmes vivant dans une résidence pour aînés semi-autonomes. L’âge moyen des participantes était de 82,6 ans. Elles ont été comparées à un groupe témoin composé de femmes aux profils semblables. Les participantes devaient rendre compte de toutes leurs activités, interactions et habitudes sociales, notamment le fait de regarder la télévision seule, et ce, avant, pendant et après l’étude.

Les chercheurs ont accompagné les participantes tout en leur montrant des œuvres d’art, et leur ont demandé de décrire les tableaux, d’agir comme si elles étaient l’artiste et de donner une explication de l’œuvre, ou encore de faire des associations, notamment avec des souvenirs, des sentiments ou des pensées. Les chercheurs ont utilisé 84 reproductions de tableaux peints par des artistes comme Klee, Monet et van Gogh. Les femmes du groupe témoin ont quant à elles passé autant de temps avec les chercheurs, mais plutôt pour discuter de sujets d’actualité, d’émissions télévisées et de leurs passe-temps.

Claude Monet, Les Nymphéas (1904) de la collection du Musée d’art moderne André Malraux à Le Havre en France

Les chercheurs ont observé une augmentation des interactions sociales dans le groupe ayant discuté d’art visuel, et ce paramètre n’a pas varié dans le groupe témoin. L’effet est demeuré visible pendant les quatre mois suivant la dernière discussion sur l’art. Les chercheurs ne savent pas encore quels aspects de l’art visuel stimulent la recherche d’interactions sociales chez les aînées, mais soupçonnent qu’il pourrait y avoir un lien avec les souvenirs. Il a par ailleurs été prouvé que la réminiscence, chez les aînés, est une façon saine de traiter le passé et de s’adapter aux changements de vie actuels et à venir.

Travaillez-vous dans un environnement où la présence d’art pourrait s’avérer bénéfique pour les aînés? Communiquez avec la Banque d’art pour savoir comment vous procurer des œuvres de la collection pour votre milieu de travail.

Molly Bobak, Shediac Beach (N.B.) (1972)

Alex Colville, Running Dog (1968)

William Kurelek, A Roofing Bee (1976)

À propos de l’auteure: Sonia Poisson
Spécialiste de l’anthropologie de l’art, Sonia Poisson est chargée de cours et chercheuse indépendante. Elle est titulaire d’une maîtrise ès arts en anthropologie visuelle du Goldsmiths College (Université de Londres) et d’une maîtrise ès arts en histoire de l’art de l’Université Carleton. Elle travaille sur différents projets liés à l’histoire et aux arts pour la télévision, des documentaires et des expositions de musées.

 

¹Wikström, B. -M, Hälsohögskolan, Högskolan i Jönköping, and Avd för omvårdnad HHJ.  « Social Interaction Associated with Visual Art Discussions: A Controlled Intervention Study », Aging & Mental Health, vol. 6, no 1 (2002), p. 82-87.

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L’histoire des textiles faisant partie de la collection de la Banque d’art


Le printemps dernier, l’Ottawa Valley Weavers’ and Spinners’ Guild m’a invitée à parler de la collection de textiles de la Banque d’art, ce qui m’a amenée à me pencher sur les œuvres qu’elle a acquises pendant ses 46 années d’existence – et à faire de fascinantes découvertes en cours de route.

La collection de la Banque d’art compte plus de 150 œuvres textiles, dont la valeur surpasse le million de dollars. Nous avons acquis nos premières en 1972 – notamment des œuvres d’Isolde Savage, d’An Whitlock et de Guerite Steinbacher – et avons continuellement enrichi la collection depuis.

Ma présentation à la Guild était centrée sur 42 œuvres de 24 artistes. J’ai choisi ces artistes pour illustrer les changements sur les plans du style et du raffinement, des premières œuvres acquises jusqu’aux dernières. Bon nombre des artistes dont les œuvres figurent dans la collection ont d’ailleurs participé aux prestigieuses Biennales internationales de la tapisserie, tenues à Lausanne, en Suisse, de 1962 à 1995. Celles-ci retraçaient l’évolution de l’art textile dans le contexte de l’histoire de l’art moderne et contemporain.

Voici quelques-unes de mes artistes textiles préférées parmi celles à l’honneur dans la collection :

  • Charlotte Lindgren. Créatrice d’œuvres sculpturales et architecturales tissées comme Black Cylinder Series et Tambaran, Charlotte Lindgren a notamment participé à l’exposition Les Métiers d’art au Canada à l’Expo 67.

Charlotte Lindgren, Black Cylinder Series (1970)

  • Micheline Beauchemin. Lauréate de plusieurs récompenses prestigieuses, notamment le prix Paul-Émile-Borduas et le Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques, Micheline Beauchemin a aussi été nommée officière de l’Ordre du Canada. La Banque d’art ne possède qu’une seule de ses œuvres, Ailes No 4, laquelle est faite de fils argentés miroitants qui lui donnent un aspect différent selon l’éclairage.

Micheline Beauchemin, Ailes No.4 (1968)

  • Karen Chapnick. J’ai toujours admiré les œuvres de Karen Chapnick, surtout celles en sisal teint qui figurent dans notre collection, soit Colour Puzzle et Forest Light. L’artiste teint à la main des fibres de sisal, puis en noue de diverses couleurs, créant sur toute la surface des variations uniques. Les doux motifs ainsi produits, qu’on a envie de scruter longtemps et intensément, sont parfaits pour un bureau où l’on souhaite se plonger dans la contemplation silencieuse.

Karen Chapnick, Colour Puzzle (1977)

La collection regroupe en outre plusieurs tapisseries qui sont le fruit de collaborations entre des artistes et des tisserands inuits de l’Uqqurmiut Centre for Arts and Crafts, à Pangnirtung. J’aime particulièrement l’œuvre produite en 1992 par l’artiste Elisapee Ishulutaq et la tisserande Igah Etoangat qui montre une mère et sa fille dans un igloo.

 

À propos de l’auteur: Amy Jenkins

Amy Jenkins est le chef de la Banque d’art du Conseil des arts du Canada. Elle est responsable de la gestion du fonctionnement de la Banque d’art et de la prestation de ses programmes, y compris : la location d’œuvres d’art, les prêts, les expositions et les activités de diffusion.

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Puiser de l’inspiration dans la collection de la Banque d’art pendant un stage d’été


Cet été, je me suis jointe à l’équipe de la Banque d’art du Conseil des arts du Canada en tant que stagiaire. Mon mandat? Mettre à jour les images numériques de plus de 1 000 œuvres de la collection. Forte de ma première année du baccalauréat en beaux-arts à l’Université Mount Allison, j’ai profité de cet emploi pour approfondir ma connaissance des artistes œuvrant au Canada et découvrir de nouvelles techniques à mettre en pratique dans mon propre travail de création.

Voici quelques artistes de la collection que je vous encourage fortement à découvrir :

• Annie Kilabuk
• Marianne Nicolson
• Michael Belmore
• Eliza Griffiths
• Kelly Palmer
• Rafael Goldchain

Par ailleurs, les trois œuvres suivantes m’ont particulièrement marquée :

Untitled #2 (1971-1972) de Donald Reichert : L’artiste arrive à simuler l’aquarelle avec de l’acrylique dans cette œuvre, une technique que je n’ai moi-même jamais réussi à maîtriser.
Toward North (2003) de Kelly Palmer : Dans cette œuvre, Kelly Palmer utilise des éclats de couleur pour illuminer un paysage sombre et orageux. C’est pour moi un rappel de la force des couleurs et de leur capacité à rehausser la composition lorsqu’elles sont bien utilisées.
Pears on a Green Glass Plate (1998) de Mary Pratt : J’admire beaucoup cette artiste. Elle était une grande virtuose, non seulement en peinture, mais aussi en gravure. Les techniques qu’elle utilise pour marier les couleurs et créer une composition sont incroyables.

Donald Reichert, Untitled #2 (1971-72)

Kelly Palmer, Toward North (2003)

Mary Pratt, Pears on a Green Glass Plate (1998)

En plus d’explorer la collection de la Banque d’art cet été, j’ai aussi découvert l’art de l’encadrement, de la conservation et de la manipulation des œuvres. J’ai bien hâte d’utiliser mes nouvelles connaissances dans la poursuite de mes études!

 

À propos de l’auteure : Megan Glauser

Megan Glauser a terminé sa première année du baccalauréat en beaux-arts à l’Université Mount Allison, à Sackville, au Nouveau-Brunswick. Dans le cadre de son stage d’été à la Banque d’art, elle a mis à jour les images numériques de plus de 1 000 œuvres.

 

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Les bienfaits de l’art : inspiration et dialogue au travail


Quels sont les avantages associés à la location d’œuvres de la Banque d’art du Conseil des arts du Canada? Notre série « Les bienfaits de l’art » s’intéresse aux retombées positives qu’entraîne la présence de l’art dans nos vies, au travail et ailleurs.

En 2014, la chercheuse Christina Smiraglia a étudié les réactions d’employés et de membres de conseils d’administration à l’art exposé dans leur milieu de travail.

D’après cette étude¹, l’effet le plus courant de l’art est la promotion des interactions sociales. L’art donne lieu à des conversations spontanées entre collègues et leur permet de mieux se connaître.

Les participants à l’étude ont aussi indiqué que l’art rendait leur environnement plus attrayant et faisait en sorte qu’ils se sentent bien au travail.

Les participants ont nommé d’autres bienfaits de l’art, notamment :

• Un sentiment d’inspiration;
• Une attitude généralement plus positive;
• Des sentiments favorables envers l’organisme pour lequel ils travaillent;
• De nouvelles occasions d’apprentissage;
• Une stimulation intellectuelle.

Vous voulez que votre milieu professionnel offre de tels bienfaits? Communiquez avec la Banque d’art pour savoir comment vous procurer des œuvres de notre collection pour votre environnement de travail.

Regardez cette vidéo pour en savoir plus sur le programme de location d’oeuvres d’art de la Banque d’art

À propos de l’auteure : Sonia Poisson
Spécialiste de l’anthropologie de l’art, Sonia Poisson est chargée de cours et chercheuse indépendante. Elle est titulaire d’une maîtrise ès arts en anthropologie visuelle du Goldsmiths College (Université de Londres) et d’une maîtrise ès arts en histoire de l’art de l’Université Carleton. Elle travaille sur différents projets liés à l’histoire et aux arts pour la télévision, des documentaires et des expositions de musées.

¹ Smiraglia, Christina. « Artworks at Work: The Impacts of Workplace Art. » Journal of Workplace Learning 26, no. 5 (2014): 284-295.

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21 œuvres d’art qui inspirent, déstabilisent et suscitent la réflexion : Éveil est en cours à Queen’s Park


L’honorable Elizabeth Dowdeswell, lieutenante-gouverneure de l’Ontario, s’adresse aux invités lors de la soirée d’ouverture

 

La collection de la Banque d’art est polyvalente : ses œuvres sont louées à des bureaux ou dans le cadre d’événements, elles sont prêtées à des musées et, parfois, elles sont réunies pour créer de nouvelles expositions.

En mai 2018, des œuvres de la Banque d’art ont été assemblées pour former Éveil, une exposition organisée par le Bureau de la lieutenante-gouverneure de l’Ontario en partenariat avec la Banque d’art, à Queen’s Park, à Toronto.

Préparée par l’auteur, innovateur et conseiller en design global Bruce Mau, l’exposition se concentre sur les objectifs de développement durable de l’Organisation des Nations Unies, un plan d’action qui sert à favoriser et à organiser l’atteinte, d’ici 2030, d’objectifs de développement approuvés internationalement.

Pour cette exposition, Bruce Mau pose cette importante question : « Maintenant que rien ne nous est impossible, qu’allons-nous faire? »

L’art a certainement un rôle important à jouer pour répondre à cette question. Comme le directeur et chef de la direction du Conseil des arts, Simon Brault, l’a rappelé aux visiteurs lors de la cérémonie d’ouverture d’Éveil, le 1er mai, cette exposition donne : « l’occasion de s’engager dans les conversations en cours autour du développement durable, et offre aussi un point de départ pour de nouvelles conversations qui nous aideront à bâtir la société dans laquelle nous voulons vivre. »

L’exposition comprend de grandes œuvres sur toile, des estampes magnifiques et des photographies intimistes, dont des productions de Germaine Arnaktauyok, d’Edward Burtynsky, de Michael Snow et de Shirley Wiitasalo. Les trois derniers artistes sont d’anciens gagnants de Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques.

Vous pouvez voir l’exposition au cours d’une visite guidée des majestueux appartements de la lieutenante-gouverneure, à Queen’s Park, jusqu’au 31 mai 2019. Vous pouvez aussi télécharger le catalogue bilingue qui accompagne l’exposition. Il comprend des textes sur les 17 objectifs de développement durable et des images des œuvres de la Banque d’art que l’exposition présente.

Si vous préparez une exposition et souhaitez y inclure des œuvres de notre collection, veuillez communiquer avec la Banque d’art pour en savoir davantage sur notre programme de prêts et nos activités de diffusion en général.

Le point central de l’exposition est le monde imaginé par Eleanor Bond dans « IV Converting the Powell River Mill to a Recreation and Retirement Centre », exposé dans le salon des appartements de la lieutenante-gouverneure, à Queen’s Park

 

Simon Brault, directeur et chef de la direction du Conseil des arts du Canada, prononce une allocution lors de l’ouverture d’Éveil

 

Amy Jenkins, chef de la Banque d’art, en compagnie de l’honorable Elizabeth Dowdeswell, lieutenante-gouverneure de l’Ontario

 

L’estampe en noir et blanc d’Antonia Hirsch, « World Map Project: Equal Countries A – Z », est exposée dans l’élégante salle à manger

 

À propos de l’auteur :  Mike Steinhauer
Mike Steinhauer est gestionnaire des expositions et de la diffusion à la Banque d’art du Conseil des arts du Canada. Il est responsable du programme de prêts, qui permet à des galeries, à des musées et à d’autres institutions culturelles du Canada et d’ailleurs d’emprunter des œuvres pour les exposer, collectivement ou individuellement, ainsi que des activités liées aux expositions et à la diffusion de la Banque d’art.

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La Banque d’art du Conseil aux premières loges du Sommet du G7


La Banque d’art du Conseil des arts du Canada offre des services de consultation et de location d’œuvres d’art qui mettent en valeur des événements, ainsi que des espaces publics et des bureaux. À l’occasion du Sommet du G7 de 2018, dont le Canada était le pays hôte, le Bureau de gestion des sommets d’Affaires mondiales Canada a confié à la Banque d’art la mission de veiller à ce que les arts soient bien en évidence lors de cette rencontre internationale d’importance.

Des œuvres qui évoquent les thèmes du G7 et les paysages de Charlevoix
Plus de 80 œuvres de la Banque d’art du Conseil des arts du Canada étaient au premier rang lors des discussions entre les dirigeants venus des quatre coins du monde. Le conseiller en arts visuels Claudio Marzano a effectué sa sélection de manière à souligner les thèmes du Sommet, notamment « Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes », « Travailler ensemble à l’égard des changements climatiques, des océans et de l’énergie propre » et « Construire un monde plus pacifique et plus sûr ».

Claudio Marzano a travaillé avec les responsables de l’aspect esthétique du Sommet pour s’assurer que les œuvres reflètent bien les environs – la région pittoresque de Charlevoix, située sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, au Québec – et qu’elles s’agencent avec les décors de l’hôtel historique Fairmont Le Manoir Richelieu. Voilà pourquoi la sélection comprenait des œuvres d’Alfred Pellan, un des peintres québécois les mieux connus du XXe siècle, qui a séjourné dans Charlevoix dans les années 1940 après son retour de Paris, où il avait fait des études.

Deux œuvres d’Alfred Pellan : Untitled/Sans titre (1960) à l’extrême gauche; et Le Modèle (1943-47) à l’extrême droite.

La puissance des arts
Les arts ont un rôle important à jouer quant à la présence du Canada sur la scène internationale. Ils expriment les valeurs de notre pays, font naître des conversations sur des sujets qui comptent aux yeux des Canadiennes et des Canadiens, et proposent des expériences communes qui créent des liens entre les citoyens d’ici et d’ailleurs.

Jetez un coup d’œil à certaines des œuvres sélectionnées qui ont été au centre de l’action lors du Sommet, aux côtés des dirigeants, et qui sont maintenant à louer.

Dépeindre l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes
Les œuvres installées par la Banque d’art au Sommet incarnaient bien le thème de l’égalité entre les sexes. En effet, la moitié de ces œuvres ont été réalisées par des hommes, et l’autre moitié par des femmes.

De plus, certaines des œuvres qui enjolivaient le hall principal – une artère centrale du Sommet – étaient signées par de véritables pionnières de l’histoire de l’art canadienne et québécoise, dont Marcelle Ferron, Lise Gervais et Rita Letendre.

Des œuvres de grandes artistes québécoises dans le hall principal : La rive et l’écorce (1973) de Marcelle Ferron (à l’extrême gauche); et Vers Cythère (1961) de Rita Letendre (troisième à partir de la droite).

Des thèmes qui se recoupent
Au bout du hall principal, la Banque d’art a installé un regroupement d’œuvres centrées sur Sedna (en inuktitut :  ᓴᓐᓇ, Sanna), déesse de la mer et des animaux marins dans la mythologie inuite. Ces œuvres représentaient à la fois le thème de l’autonomisation des femmes et celui des changements climatiques et des océans. Elles mettaient aussi en relief les cultures autochtones au Canada. En fait, plus de 50 œuvres de la Banque d’art réalisées par des artistes autochtones ont voyagé jusqu’à Charlevoix pour le Sommet, y compris des œuvres de Norval Morrisseau, de Pitseolak Ashoona et de Pudlo Pudlat.

Un ensemble d’œuvres sur le thème de Sedna (dans le sens des aiguilles d’une montre, à partir d’en haut) : Cape Dorset Series – Woman in the sea (1977) d’Egevadluq Ragee; Mermaid (2000) de Lasalie Joanasie; Sedna Luring a Fish (2002) d’Annie Pitsiulak; et Sedna (2002) de Looter Panea.

Une acquisition récente en vedette
Sur le manteau de la cheminée de la principale salle de réunion – exclusivement réservée aux dirigeants du G7 –, la Banque d’art a installé l’une de ses plus récentes acquisitions, l’œuvre The Catch (2017) de Katharine Harvey. Cette peinture met en lumière le dynamisme constant des femmes artistes au Canada, dont les œuvres sont collectionnées par la Banque d’art du Conseil depuis ses débuts.

Installation de l’œuvre The Catch (2017) de Katharine Harvey par les techniciens de la Banque d’art du Conseil.

Pour savoir comment un conseiller de la Banque d’art peut vous aider à exposer ces œuvres dans le cadre de votre événement ou dans vos locaux, communiquez avec nous.

 

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De l’art au bureau: de récentes acquisitions de la Banque d’art sont maintenant à louer



L’automne dernier, la Banque d’art s’est rendue à Art Toronto, la foire internationale d’art contemporain et moderne du Canada. Nous y avons présenté notre collection et notre programme de location d’œuvres d’art à des clients potentiels. Nous avons aussi fait l’acquisition de cinq nouvelles œuvres. Réalisées par des artistes émergents ou en milieu de carrière de partout au Canada et qui n’étaient pas encore représentés dans la collection de la Banque d’art, ces œuvres peuvent maintenant être louées par l’entremise de notre programme de location, et nous avons commencé à les installer dans des bureaux d’un bout à l’autre du pays. Dans les paragraphes qui suivent, nous nous intéressons à ces nouvelles acquisitions et à leurs créateurs.

Katharine Harvey, The Catch (2017), acrylique sur toile et sur bois
Cette œuvre sera exposée lors du Sommet du G7 à La Malbaie (Québec) en juin

La dernière série d’œuvres de Katharine Harvey porte sur son intérêt envers la mémoire. Ses peintures s’inspirent des photographies de ses archives familiales. Elle peint chaque image dans un style gestuel, mais représentatif. Elle applique ensuite plus de vingt couches de gel et de peinture, obscurcissant et abstrayant l’image. Grâce à ce processus, elle crée aussi un sens tridimensionnel de la profondeur et de l’espace. Il en résulte un effet de voiles de couleur, qui rappelle la lumière émanant du vitrail. The Catch est basé sur une photo de son père montrant un poisson pêché au Lake of Bays en Ontario.

Katharine Harvey est titulaire d’un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Queen’s et d’une maîtrise en beaux-arts de l’Université de Victoria. Elle vit et travaille à Markham, en Ontario.

Laurent Lamarche, Fossile Pétri 10 (2017), plexiglas gravé, aluminium, éclairage aux DEL
Cette œuvre peut être louée pour 720 $ par année.

Laurent Lamarche utilise des emballages plastiques transparents récupérés et des principes cinétiques pour créer des installations sculpturales qui s’interrogent sur les conditions et les enjeux de la transformation des matériaux. Il chauffe, colle, étire, courbe, tord et plie le plastique pour former des objets qui déclenchent des expériences visuelles hors du commun. Récemment, Laurent Lamarche a proposé de nouvelles façons de faire l’expérience de phénomènes naturels (comme la diffraction de la lumière, l’aurore boréale et la bioluminescence) en grossissant des matériaux transparents et en utilisant des lasers dans sa pratique artistique. Les organismes et les phénomènes dans son travail évoluent dans des mondes fictifs qui brouillent les frontières entre l’art et la science, la nature et l’artifice.

Titulaire d’une maîtrise en beaux-arts (2012) de l’Université du Québec à Montréal, Laurent Lamarche œuvre dans les domaines de la photographie, de la sculpture et de l’installation. Il vit et travaille à Montréal.

Judy D. Shane, The Painted Photograph: Remnants, Remnant #475 v1 (2017), impression jet d’encre
Cette œuvre d’art est installée dans les  locaux de Technologies du développement durable Canada, à Ottawa.

Judy D. Shane utilise des photographies numériques empilées pour examiner le monde microscopique du coup de pinceau peint à la main à travers un objectif macro. Elle crée des composites photographiques à grande échelle qui présentent un réalisme et une hypermatérialité tridimensionnels tout en restant fermement ancrés dans un format bidimensionnel.

Judy D. Shane est une artiste établie à Vancouver. Elle a obtenu un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Emily Carr en 2012. Sa pratique artistique axée sur les lentilles de caméra est inspirée de sa carrière antérieure de créatrice d’effets visuels dans l’industrie télévisuelle et cinématographique.


Jimy Sloan, Juicy (2017), acrylique sur toile
Cette œuvre est installée dans les locaux de l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes, à Toronto

L’artiste Jimy Sloan explore la surface du matériau à travers des points, des lignes et des plans, et crée des motifs et une figuration représentatifs des éléments assemblés de la topographie et des formes dessinées. Grâce à son travail, Jimy Sloan indique qu’il est devenu « conscient du potentiel d’un plan image déformé pour créer des environnements uniques et visuellement riches qui parlent ouvertement et s’inscrivent dans notre époque. »

Originaire de Sackville, en Nouvelle-Écosse, Jimy Sloan a obtenu un baccalauréat en beaux-arts avec une majeure en peinture de l’Université NSCAD en 2012, et il a terminé le programme de résidence de l’Université NSCAD à New Glasgow en 2013. Il vit et travaille actuellement à Prospect, en Nouvelle-Écosse.

Kelly Wallace, Turning Squares (2016), dessin au crayon sur papier
Cette œuvre peut être louée pour 960 $ par année.

Les dessins de l’artiste Kelly Wallace sont des rendus techniques précis de scènes hyperdétaillées provenant de sa mémoire et son imagination. Il n’utilise que des crayons au plomb vintage et une règle, et chaque dessin lui demande de 200 à 300 heures. On est frappé par la nature laborieuse de ces dessins délicats qui semblent vouloir se désintégrer sous nos yeux.

Kelly Wallace vit à London, en Ontario. Il détient un baccalauréat en beaux-arts de l’Université de Guelph. L’exposition Beside Myself : Kelly Wallace a été présentée du 2 février au 6 mai 2018 à la Judith and Norman Alix Art Gallery de Sarnia, en Ontario.

À propos de l’auteur: Amy Jenkins

Amy Jenkins est le chef de la Banque d’art du Conseil des arts du Canada. Elle est responsable de la gestion du fonctionnement de la Banque d’art et de la prestation de ses programmes, y compris : la location d’œuvres d’art, les prêts, les expositions et les activités de diffusion.

 

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