L’attrait du choix


La Banque d’art au festival Art Souterrain 2016

La Banque d’art du Conseil des arts du Canada est fière de s’associer à l’édition 2016 d’Art Souterrain, un festival qui présente des œuvres contemporaines dans le réseau souterrain de Montréal.

Les deux organismes ont le but commun de rendre accessible l’art visuel à un large public en sortant les œuvres des lieux d’exposition traditionnels, afin de les intégrer au quotidien du citoyen. Ainsi, on incite le public à se familiariser avec les artistes, les institutions, et les diffuseurs du milieu de l’art moderne et contemporain, enrichissant la vie culturelle des Canadiennes et Canadiens.

Puisque la collection de la Banque d’art comprend au-delà de 17 000 œuvres, quelle a été notre approche pour sélectionner les huit artistes que l’on présente, parmi les 3 000 artistes représentés dans la collection?

Tout d’abord, nous nous sommes concentrés sur les artistes provenant de Montréal, ou qui ont pratiqué leur art dans la ville, depuis les 50 dernières années.

Notre point départ : les deux questions qu’Art Souterrain nous pose pour l’édition 2016:
L’art doit-il séduire?
• Est-ce que l’omniprésence des médias de masse universalise les goûts, nous éloignant des courants subversifs ou conceptuels?

Séduire c’est avant tout captiver, capter l’attention. Dans ce sens, oui, l’art se doit de séduire.
Prenons par exemple l’œuvre de Claude Tousignant intitulé Accélérateur Chromatique 80 de 1967.

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Claude Tousignant, Accélérateur Chromatique 80, 1967, acrylique sur toile

 

Tousignant pratique un style de peinture dénommé « hard-edge » qui se caractérise par sa rigueur géométrique composé de couleurs uniformes nettement délimitées.

« J’ai découvert qu’à l’intérieur d’une certaine structure, la couleur acquiert une énorme qualité vibratoire et que ces vibrations chromatiques pures ouvrent un tout nouveau champ de recherche. » Claude Tousignant

Voilà donc la première étape d’une séduction : capter l’attention, purement.

Est-ce que l’omniprésence des médias de masse universalise les goûts, nous éloignant des courants subversifs ou conceptuels?

La « familiarité » et la « popularité » sont des concepts qui viennent à l’esprit quand on parle de médias de masse ou de goût universel.

L’œuvre intitulée Survival Japanese Cooking de Shié Kasai, séduit l’observateur en présentant de la nourriture qui, à première vue, semble étrangement familière.

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Shié Kasai, Survival Japanese Cooking (détail), 2008, photo

 

« Les gens me demandent souvent, aussitôt qu’ils savent que je suis Japonaise, de leur recommander le meilleur restaurant de sushis en ville. […] En réponse à ce lieu commun de ce qui est perçu comme étant japonais, je vais faire des sushis que je considère être très canadiens. […] Je m’engage à ne choisir que des produits canadiens et/ou québécois. […] Le sushi se présentera donc sous une nouvelle forme hybride, devenant encore plus exotique en essayant de l’être moins, avec ma propre perception exotique du Canada. » Shié Kasai

Nous vous invitons donc à venir explorer la question de la séduction dans l’art, ainsi que les multiples sous-thèmes qui s’y rattachent, que ce soit l’émerveillement, la subversion ou l’inconfort.

L’attrait du choix
Du 27 février au 20 mars 2016
Lancement: Nuit Blanche, 27 février à 18h
Tour de la Bourse, 800, rue du Square-Victoria, Montréal

Artistes : Louis Archambault, James Carl, Ulysse Comtois, Jacques Hurtubise, Denis Juneau, Shié Kasai, Alain Paiement, Claude Tousignant

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